Woody Allen spanish project : érotisme de pacotille ?
| titre original | "Vicky Cristina Barcelona" |
| année de production | 2008 |
| réalisation | Woody Allen |
| scénario | Woody Allen |
| photographie | Javier Aguirresarobe |
| interprétation | Javier Bardem, Scarlett Johansson, Penelope Cruz, Rebecca Hall, Patricia Clarkson |
| récompense | Oscar de la meilleure actrice dans un second rôle pour Penelope Cruz |
Pour : review de Sébastien Miguel
Il y a toujours un danger à juger de manière péremptoire le clinquant des jolies cartes postales d'été. Car derrière l'apparente luxuriance des
images d'Epinal se cache parfois le regard diabolique d'un moraliste désabusé.
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Que dit cet apparent marivaudage estival ? Qu'il est parfois temps de passer à l’âge adulte et de faire une croix sur ses
rêves afin de ne pas errer toute une existence dans une sorte d’incomplétude amère comme Scarlett Johansson ? Qu'il est forcément mieux de se ‘ranger’ comme
Rebecca Hall avec un gentil mari, certes aimant, mais terne et ennuyeux comme un dimanche sur France 2 ? Et pour avoir quoi comme récompense ? Devenir
un vieux couple triste tentant, coûte que coûte, de rester probe… sans trop regarder à côté...
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Etincelant dans toutes ses scènes de comédie (Allen est le dernier des maîtres de la comédie sophistiquée américaine), "Vicky Christina Barcelona" offre de magnifiques performances.
Avec, peut-être, une préférence pour Rebecca Hall, d'une exquise mauvaise foi et d'une charmante fraîcheur tourmentée.
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Comédie éblouissante de rythme, de verve et de maîtrise... et d’une profonde amertume.
Contre : review d'Antoine
Un ratage complet : totalement dépourvu d'intérêt, de tension ou d'émotion, pas amusant une demi-seconde, sans aucune trace de l'érotisme caliente promis (même la
galoche pourtant fantasmagorique entre Scarlett et Penelope laisse de marbre)... De belles images de Barcelone (c'est la moindre des choses) avec musique hispanisante, et puis c'est tout.
Sans doute l'un des pires Woody ever.
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Un film n'est pas seulement une histoire que le cinéma vend, mais aussi une culture, un pays, un autre type de consommation. Cela, les Américains l'ont très bien compris. Bertrand Tavernier |