| titre original | "Terminator salvation" |
| année de production | 2009 |
| réalisation | McG |
| interprétation | Christian Bale, Sam Worthington, Helena Bonham Carter, Michael Ironside |
| épisodes précédents | • "Terminator", James Cameron, 1984 |
| • "Terminator 2 - Le jugement dernier", James Cameron, 1991 | |
| • "Terminator 3 - Le soulèvement des machines", Jonathan Mostow, 2003 |
Review de Gilles Penso (www.filmsfantastiques.com)
ATTENTION : les deux dernières lignes de cet article révèlent une petite surprise qu'il est conseillé de découvrir à l'écran avant de lire !
Porté aux nues pour son travail inventif dans le domaine du clip musical, McG a franchi avec fracas les portes
d’Hollywood en dirigeant coup sur coup "Charlie’s angels" et sa séquelle. Son style survolté et son inimitable sens du rythme se mettent désormais au service des héros torturés imaginés par James
Cameron. Or tous les fans, échaudés par le résultat artistiquement passable du "Terminator 3" de
Jonathan Mostow (pourtant non dénué d’attraits), attendaient le réalisateur au tournant. Conscient de cet état de fait, le cinéaste s’est fendu de nombreuses
déclarations publiques affirmant son admiration pour le travail de James Cameron et sa volonté d’inscrire son travail stylistique dans la lignée de deux
premiers "Terminator". Pari réussi ? Haut la main !
Finies les échauffourées cartoonesques aux accents d’une musique techno chères aux deux adaptations de la série "Drôles de dames". McG prend ici son
sujet à bras le corps avec une noirceur et un réalisme très appréciables. D’ailleurs, son influence artistique semble moins être le James Cameron de "T1" et "T2" que l’Alfonso Cuaron des "Fils de l’homme", comme en témoignent cette photographie glaciale presque achrome, cette direction artistique oppressante et déshumanisée et cet
emploi des plans-séquence immergeants pour plusieurs scènes d’action mémorables.
A la fois prequelle et séquelle (la distinction est toujours difficile lorsqu’il s’agit de voyages dans le temps), "Terminator renaissance" commence en 2003. Marcus Wright
(Sam Worthington), un condamné à mort, accepte de donner son corps à la science. Quinze ans plus tard, il erre,
amnésique, dans les ruines d’un monde apocalyptique où les machines ont déclaré la guerre aux humains. Chef de la résistance, John Connor (Christian Bale)
prépare un assaut contre le quartier général des créatures artificielles de Skynet, s’efforçant de respecter les instructions de sa défunte mère et de trouver un adolescent nommé Kyle Reese qui
est censé devenir son père… Les pièces du puzzle s’assemblent ainsi une à une, portées par le charisme et la conviction d’un casting impeccable. Ainsi, même si les effets spéciaux concoctés par
une myriade de compagnies (dont l’indéboulonnable I.L.M.) sont époustouflants, et si le déploiement des machines de Skynet nous offre des morceaux d’anthologie extrêmement spectaculaires
(l’attaque du robot géant, la poursuite sur le pont entre le camion et les motos, la récupération des prisonniers en plein vol), ce sont les enjeux humains qui sont ici les plus forts.
En ce sens, McG se montre bien plus intelligent que le Michael Bay de "Transformers", ne laissant jamais les robots voler la vedette à ses acteurs en
chair et en os et concoctant des scènes de pugilats toujours limpides et lisibles malgré leur dynamisme à couper le souffle. La dernière partie du métrage, située au cœur de Skynet, ne parvient
pas à éviter quelques incohérences scénaristiques, mais les amateurs de la saga s’y délecteront d’un hommage jouissif au premier "Terminator" de 1984, via l’intervention d’un T-800
particulièrement virulent interprété par un Arnold Schwarzenegger numérique criant de vérité !
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