"La malédiction du Black Pearl"
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"Le secret du coffre maudit"
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"Jusqu'au bout du monde"
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◊ Pirates et cinéma américain des années 70
◊ Pirates et cinéma américain des années 90
Distinction
pirate/corsaire/flibustier
Le mot pirate provient à la fois du terme grec πειρατής (peiratês), lui même dérivé du verbe πειράω (peiraô) signifiant
« s'efforcer de », « essayer de », « tenter sa chance à l'aventure » , et du latin pirata : celui qui tente la fortune, « qui est entreprenant ». Cicéron déclare les pirates de l'Antiquité «
ennemis communs à tous » (communis hostis omnium) car ils échappent aux catégories habituelles du droit. Au Moyen Age, la signification du terme « pirate » se restreint pour désigner plus
spécifiquement des bandits qui parcourent les mers pour piller des navires de commerce.
Les pirates se distinguent des corsaires qui sont des civils
faisant la guerre sur mer avec l'autorisation de leur gouvernement (grâce aux lettres de marque), selon les lois de la guerre, avec un statut équivalent aux militaires mais sans être soumis à
l'autorité d'un état-major et au contraire d'une façon indépendante. La confusion résulte de plusieurs faits : jusqu'à la fin du Moyen Age, les termes de corsaire et pirate, synonymes, étaient
employés indifféremment (pour les distinguer, il faut qu'un Etat souverain délivre une lettre de marque - or l'Etat souverain n'apparaît en Europe qu'au cours des XVIe et XVIIe siècles) ; les
corsaires faisaient la guerre aux nations ennemies en s'attaquant à leur commerce mais, sans ressources en temps de paix, ils devenaient pirates. Cette apparence ne doit pas faire oublier qu'ils
respectaient en général les vies et les biens personnels ; seul le navire et le fret faisaient l'objet de la prise, une enquête établissait si la prise avait été légitime et le bien était rendu
si tel n'avait pas été le cas. Notons toutefois qu'un corsaire autorisé par un Etat particulier était qualifié de pirate par les Etats ennemis. Tout corsaire, donc, est un pirate du point de vue
d'un Etat tiers ; d'où l'ambiguïté de la distinction "juridique" entre corsaire et pirate. Savoir si quelqu'un ou non doit être qualifié de pirate est une question dont la réponse appartient à
celui qui a le pouvoir.
Le terme flibustier, quant à lui, est dérivé du néerlandais vrijbuiter (« qui fait du butin librement »). Certaines sources citent
comme origine le mot flibot (sorte de petit bateau), d’autres préfèrent free booter (libre pillard). Le mot apparaît lorsque les Hollandais révoltés contre la domination espagnole avaient armé
des navires corsaires pour lutter contre l'Espagne. Mais les Pays Bas n'existant pas en tant qu'Etat indépendant reconnu avant 1648, leur statut de corsaire n'était pas reconnu. Les Espagnols les
considéraient comme pirates pendant que les alliés des Hollandais les voyaient comme des corsaires. Toute une population va naître à mi-chemin entre piraterie, aventure, guerre de course. Le
flibustier est un aventurier qui peut se louer en tant que corsaire au plus offrant en temps de guerre, qui peut naviguer comme marin de commerce comme s'adonner à la piraterie.
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Un film n'est pas seulement une histoire que le cinéma vend, mais aussi une culture, un pays, un autre type de consommation. Cela, les Américains l'ont très bien compris. Bertrand Tavernier |