Remake des "Pirates du métro"
| titre original | "The taking of Pelham 1 2 3" |
| année de production | 2009 |
| réalisation | Tony Scott |
| scénario | Brian Helgeland |
| interprétation | Denzel Washington, John Travolta, Luis Guzmán, John Turturro, James Gandolfini |
| version précédente | "Les pirates du métro", Joseph Sargent, 1974 |
Review de Pierre
Vu et revu mille fois, mais toujours sympa.
J'ai compté : Tony Scott et Denzel Washington ont fait en tout 4 films ensemble, où le pire ("Déjà vu") côtoie le meilleur ("USS Alabama",
"Man on fire"). Ici, il s'agit de remaker "Les pirates du métro", film tarantinesque par excellence, puisque c'est là que QT a pompé l'idée d'appeler ses gangsters "Mr.
Blue", "Mr. Orange", etc. Le côté tarantinesque de l'entreprise est renforcé par la présence de Travolta au générique, MAIS le scénario est confié à un autre maîîîîître du polar, Brian
Helgeland (scénariste de "L.A.
Confidential", "Créance de sang", "Mystic river", "Man on fire", et
réalisateur de "Payback").
Le pitch : Une bande de gangsters (menés par Travolta et Luis "Pachanga" Guzmán) prend une rame de métro en otage. Le leader des gangsters demande une
rançon et dialogue pour ça avec le mec de la RATP new-yorkaise qui a pris l'appel (Denzel Washington). Tout de suite, Travolta ne veut parler qu'à lui ("Toi et moi, on est pareils"), et refuse
tout dialogue avec le négociateur de la police (Turturro) ou même le maire de NY (Gandolfini)...
Je ne compte plus le nombre de fois où on a vu chaque situation de ce film. C'est du pilotage gravement automatique, pas de doute. Pour faire "dans le
coup", il y a bien quelques références à la crise financière, mais bon, globalement, on est en terrain archi-labouré.
Reste que c'est du Tony Scott très bien exécuté. Evidemment, c'est show-off à mort, mais c'est globalement bien filmé, sans excès à la
"Domino". Il y
a en plus de très belles prises de vue de NY. Les acteurs sont tous bons, ce qui ne gâte rien.
On a quand même un peu de la peine pour Travolta et Turturro. Travolta parce que, par 2 fois dans sa vie, le gars a été dans une situation de faire
tout ce qu'il voulait, et que ça n'a rien donné (pour un "Volte/face" ou un "Préjudice", combien de "Get shorty"..."Phénomène"..."Battlefield earth"..."Punisher"..."Bande de sauvages"...). Idem pour Turturro, l'acteur fétiche des Coen, qui enchaine "Pelham 1 2 3" et "Transformers 2" sans aucune
vergogne.
Bref, pour revenir à "Pelham", sachez que c'est sans danger aucun. Ca aurait pu être fait tout pareil il y a 10 ou 20 ans, mais c'est ça
qui est bon. A réserver pour un dimanche soir, quand même...

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Minimalist poster by Profound Whatever
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Un film n'est pas seulement une histoire que le cinéma vend, mais aussi une culture, un pays, un autre type de consommation. Cela, les Américains l'ont très bien compris. Bertrand Tavernier |