| titre original | "Invictus" |
| année de production | 2009 |
| réalisation | Clint Eastwood |
| photographie | Tom Stern |
| montage | Joel Cox |
| interprétation | Morgan Freeman, Matt Damon |
Review d'Antoine
"Invictus" ou la (re)naissance d’une nation. De l’élection de Mandela à la victoire de l’Afrique du Sud lors de la coupe du monde de rugby organisée chez elle, le récit d’une
année pendant laquelle Mandela va se servir du rugby, alors l’un des symboles les plus forts de l’apartheid, pour recréer une identité nationale et éviter une possible guerre civile. Il va
s’appuyer pour cela sur le capitaine emblématique des Springboks, au nom bien français, François Pienaar (prononcez "pinard").
On comprend ce qui a plu à Clint dans ce sujet fort qui lui permet en plus d’offrir un grand rôle à son pote Morgan Freeman. Mais un bon sujet ne fait pas forcément un grand film et Clint ne parvient pas, à mon avis, à susciter plus qu’un intérêt, réel mais
distant. Le film manque de chair, d’émotion. C’est pas faute d’essayer... Clint en fait même des tonnes, comme dans la scène de la visite par l’équipe de rugby du bagne où Mandela a passé 20 ans de sa vie. Une scène forte, mais un peu trop
surlignée.
Les scènes de rugby sont assez représentatives de cette difficulté. Filmées à hauteur d’homme, elles séduisent plutôt dans un premier temps, mais
deviennent vite répétitives. La finale qui aurait dû être un sommet d’émotion et de communion est un tunnel d’ennui, malgré le suspense (victoire des boks au bout de la prolongation).
A aucun moment, Eastwood
ne parvient à faire vivre cette émotion propre au sport comme, par exemple, "Le Meilleur" de Barry Levinson avec Redford (mon film préféré sur le sport) ou encore "Rocky". Bref,
une demi-déception de la part de Clint qui restait pourtant sur une
belle série.
Critique extraite du Guide des films de Jean Tulard
30ème film de Clint Eastwood, commandé par Morgan
Freeman, que Mandela avait désigné depuis longtemps pour l'incarner au cinéma.
Peut-être pas le meilleur Eastwood, mais singulièrement
attachant.
Référence
Le titre latin du film de Clint Eastwood, qui signifie « invaincu, dont on ne triomphe pas, invincible », est celui du poème éponyme de l'écrivain William Ernest Henley (écrit en 1875 et
publié en 1888), poème préféré de Nelson Mandela.
Out of the night that covers me,
Black as the pit from pole to
pole,
I thank whatever gods may be
For my unconquerable soul.
In the fell clutch of circumstance
I have not winced nor cried aloud.
Under the bludgeonings of chance
My head is bloody, but unbow'd.
Beyond this place of wrath and tears
Looms but the Horror of the shade,
And yet the menace of the years
Finds and shall find me unafraid.
It matters not how strait the gate,
How charged with punishments the
scroll,
I am the master of my fate:
I am the captain of my soul.
|
Un film n'est pas seulement une histoire que le cinéma vend, mais aussi une culture, un pays, un autre type de consommation. Cela, les Américains l'ont très bien compris. Bertrand Tavernier |