| titre original | "Inglourious basterds" |
| année de production | 2009 |
| réalisation | Quentin Tarantino |
| scénario | Quentin Tarantino |
| photographie | Robert Richardson |
| interprétation | Brad Pitt, Christoph Waltz, Mélanie Laurent, Eli Roth, Diane Kruger |
| récompenses | • Oscar du meilleur acteur dans un second rôle pour Christoph Waltz |
| • Prix d'interprétation masculine pour Christoph Waltz au festival de Cannes 2009 |
Review de Pierre
Ca faisait longtemps qu'on attendait que Tarantino fasse un bon film : c'est fait. On est d'ailleurs pas passé loin du grand film, mais les défauts habituels de Tarantino restent : sa
complaisance invraisemblable avec lui-même et ses dialogues, pour commencer.
C'est dommage, parce que "Inglourious basterds", contrairement à l'affreux "Boulevard de la mort", est conçu avec soin et
talent (photo de Robert Robertson, l'opérateur de Stone, qui inonde le film de sa lumière blanche). Il y a de bonnes, voire de très très bonnes scènes là-dedans. L'ensemble est presque cohérent
(rare chez QT), il s'en fallait de peu, mais QT préfère nous faire une enfilade de "grandes scènes" (chapitrées) plutôt qu'un simple film avec de grands personnages (il y avait matière).
Dommage.
Côté influence, c'est très étonnant. Je m'attendais à ce qu'on cite surtout "Les 12 salopards" et ses versions bis italiennes (le "Inglorious bastards"
de Castellarri auquel QT emprunte le titre). Mais force est de constater, à mon humble avis, que la grande influence de "Inglourious basterds" semble être le "Carrie" de De
Palma, brillamment réinterprété.
Reste que c'est à voir. En dépit de ses réels défauts, c'est le meilleur QT depuis "Jackie Brown", facile, et sans doute dans le top
10 de 2009.
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Couverture des Cahiers du cinéma de juin 2009
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Un film n'est pas seulement une histoire que le cinéma vend, mais aussi une culture, un pays, un autre type de consommation. Cela, les Américains l'ont très bien compris. Bertrand Tavernier |