| titre original | "Gladiator" |
| année de production | 2000 |
| réalisation | Ridley Scott |
| photographie | John Mathieson |
| montage | Pietro Scalia |
| costumes | Janty Yates |
| interprétation | Russell Crowe, Joaquin Phoenix, Derek Jacobi, David Hemmings |
| récompenses | • Oscar du meilleur film |
| • Oscar du meilleur acteur pour Russell Crowe | |
| • Oscar du meilleur mixage sonore | |
| • Oscar des meilleurs effets visuels | |
| • Oscar de la meilleure création de costumes |
Critique extraite du
Guide des films de Jean Tulard
Résurrection du péplum ? En réalité, film à grand spectacle, inspiré du tableau "Police verso", d'un peintre pompier français, Gérôme.
Décors monumentaux, images numériques, tigres aux crocs acérés font de "Gladiator" l'un des films les plus spectaculaires du 7ème
art.On évoquera à son propos "Le signe de la croix" et "Spartacus" plutôt que
"Cléopâtre" de Mankiewicz.
On constatera que Ridley Scott excelle à
montrer chez l'homme la machine à tuer, qu'ils soient officiers de l'armée napoléonienne, tueurs à gages ou, comme ici, gladiateurs.Aux épées des
"Duellistes" répondent les glaives de "Gladiator".
Ce film plein de cruautés est pourtant en deça de la réalité historique.Il faut relire dans la collection "Bouquins"
l'histoire auguste pour y découvrir les extravagances de Commode, y compris dans le domaine culinaire - il se fit servir sur un plateau d'argent deux nains difformes nappés de
moutarde.On rêve à ce que, libérés des contraintes de la censure, auraient tiré de ce personnage le De Mille du "Signe de
la croix" ou le Blasetti de "La couronne de fer".
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Un film n'est pas seulement une histoire que le cinéma vend, mais aussi une culture, un pays, un autre type de consommation. Cela, les Américains l'ont très bien compris. Bertrand Tavernier |